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Archive for the ‘3- II/ Les différents facteurs de l'obésité’ Category

Notre société actuelle à développé un fort confort physique avec sédentarité.



Source de l’image : loisirsfr.com,
puis modifiée grâce au logiciel Photofiltre.

En effet, la sédentarité est de plus en plus ancrée dans notre vie en visant à améliorer notre confort physique grâce aux voitures, transports en commun, ascenseurs, tapis roulants ou encore aux livraisons à domicile ou aux achats sur internet …

Dans le même temps, l’offre alimentaire ne cesse de s’accroitre, alors que nos besoins caloriques diminuent en raison même de l’accroissement de la sédentarité.

Cela conduit donc les personnes prédisposées à fortement grossir.

De plus, dans la ville de Châteauroux les bus sont gratuits ce qui augmente d’autant plus l’utilisation des transports en commun pour des trajets courts.

Progressivement donc, avec le développement des transports en communs ainsi que l’utilisation de véhicules motorisés pour des trajets de courtes durées, les gens font de moins en moins d’exercices physiques.

Avant l’essor de l’automobile et des transports en commun, une partie importante de la population parcourait quotidiennement des distances importantes pour se rendre à l’école ou encore au travail, ce qui avait un rôle important pour la santé en général et pour le maintiens du poids plus particulièrement mais ce n’est plus le cas actuellement.

busavectransparence.gif

Source de l’image : barbe4.free.fr

Cette photo nous montre un bus plein de monde, ce qui nous montre bien à quel point la sédentarité peut remplacer la marche à pieds.

L’idéal pour garder un poids et un indice de masse corporelle (IMC) normaux est d’avoir une activité physique quotidienne d’une demi heure à une heure et de manger à l’heure fixe des repas équilibrés, en quantité modérée.

La mécanisation du travail joue aussi sur le poids des travailleurs.

En effet, avant 1940 un travailleur manuel (ouvrier/paysan) dépensait 2600 à 2800 kcal / jour.  Actuellement, à cause de la mécanisation du travail, il ne dépense plus que 2000 à 2600 kcal/ jour. Ces 300-400 kcal/ jour de moins peuvent, s’il y est prédisposé, lui faire prendre 15 kilos en 10 ans, ce qui n’est pas négligeable.

Un sédentaire n’a pas les mêmes besoins nutritifs qu’un travailleur.

En effet, un apport calorique excessif par rapport aux besoins entraîne à la longue une prise de poids significative. Il est par ailleurs admis que le travail intellectuel, contrairement au travail manuel, est très peu consommateur de calories.

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Sans titre

Image humoristique du dessinateur Français Goubelle
Source de l’image : Goubelle.net

1) Les facteurs génétiques :

Ils ont un rôle indéniable mais ne sont pas les seuls responsables.

Un petit nombre de gènes aurait un impact important sur la corpulence et la distribution régionale de la masse grasse.
Les enfants en surpoids âgés d’une dizaine d’années ayant au moins un parent obèse ont un risque de 80 % de devenir obèses à l’âge adulte contre 10 % de risque si les deux parents sont maigres.

L’obésité implique de multiples gènes. Intervenant dans la régulation de l’appétit ou du métabolisme, le rôle des hormones est déterminant pour la stabilisation pondérale, et tout déséquilibre peut créer un terrain favorable a l’obésité. Une équipe française formée de cliniciens nutritionnistes et de généticiens a découvert une nouvelle anomalie génétique dans l’obésité portant sur le récepteur de la leptine : la leptine est l’hormone de satiété (elle réduit l’appétit), elle est sécrétée spécifiquement par le tissu adipeux qui intervient dans le contrôle de la masse grasse en modulant la prise alimentaire et la dépense d’énergie.

Les cliniciens et les généticiens ont porté leur études sur une famille présentant une obésité massive associé a des taux de leptine très élevés. La leptine est produite par le gène OB. Elle agit au niveau du cerveau en se fixant sur un récepteur spécifique : la protéine OB-R produite par le gène DB. Un taux normal de leptine réduit l’appétit et agit comme un « frein » envers la nourriture. En revanche, on a pu constater que la plupart des sujets obèses ont des taux élevés de leptine en proportion de l’augmentation de leur masse grasse, suggérant plutôt une « résistance » à l’action centrale de cette hormone , et donc une anomalie au niveau des voies de signalisations hypothalamiques (relatif au cerveau végétatif) de la leptine.

Un taux de leptine trop élevé a donc une action inverse et n’agit plus comme un frein sur la nourriture ; elle devient inefficace. Une équipe française dirigée par le docteur Philippe Froguel de l’Institut de biologie du C.N.R.S vient de mettre en évidence une mutation du gène récepteur de la leptine dans une famille dont trois enfants souffrent d’obésité massive (poids supérieurs à 130kg) très précoce, associée à un impubérisme un retard statural lié à une insuffisance thyroïdienne. Ces résultats montrent pour la première fois qu’un gène, comme OB, impliqué dans l’action de leptine, peut être responsable de certaines obésités de l’enfant.

De plus, ces travaux indiquent que le rôle de la leptine et de son récepteur n’est pas limité au seul contrôle du poids, puisqu’ils interviennent aussi sur la croissance, l’initiation de la puberté, et sur le métabolisme. Cette découverte permettra aussi de tester l’action de substances qui court-circuiteraient l’inefficacité de la leptine des obèses, pour agir sur les facteurs situés, dans la chaîne des éléments assurant le contrôle du poids, au delà du récepteur de la leptine. Dans certains cas rares, l’obésité est une maladie génétique quand elle est associée à un retard mental : c’est le syndrome de Prader Willi qui touche les adolescents.

2) Les facteurs alimentaires :

Une grande proportion des humains peuvent s’alimenter à suffisance, voire se suralimenter ou s’alimenter sans tenir compte de leurs besoins (par exemple en mangeant trop vite).

En effet, de très nombreux aliments sont accessibles, 7 jours sur 7 et 24h sur 24, indépendamment des repas, ce qui peut favoriser un grignotage de produits alimentaires à fortes charges caloriques. Le grignotage le plus utilisé est sans conteste celui à base de produits sucrés et gras (confiseries, chips,…). Ces produits sont généralement riches en glucides simples et en lipides. Alors que les apports énergétiques sont largement comblés par ces produits, la sensation de satiété n’est toujours pas obtenue. Enfin, lorsque l’on mange toujours les mêmes aliments, la satiété indique que l’on a un apport énergétique suffisant ; lorsque les aliments consommés sont inhabituels, cette information est faussée.

L’industrie agroalimentaire a transformé nombres d’aliments qui ont vu leur index glycémique augmenter et faussant l’utilité des calories: les calories apportées par les protéines ne sont pas les mêmes, au niveau bilan global, que celles apportées par les glucides. Résultat: beaucoup de produits « light », sans graisses mais aussi très pauvres en protéines et chargés en édulcorants.

Le raffinage et la présence du goût sucré dans ces nouveaux aliments industriels crée une véritable « toxicodépendance », qui, au long des années, amène à une souffrance physicochimique quand l’organisme obèse en est privé.

Les facteurs alimentaires interviennent à 3 niveaux :

– L’excès d’apport (le quantitatif) : Il est certain que le nombre moyen de calories ingérées chaque jour est à apprécier selon l’activité de la personne. Le sédentaire n’a pas les mêmes besoins que le travailleur de force. Un apport calorique excessif par rapport aux besoins entraîne donc à la longue une prise de poids significative.

– L’excès d’apport (le qualitatif) : Ce sont surtout les lipides (graisses) qui jouent un rôle majeur dans l’apparition d’un déséquilibre. C’est aussi la consommation excessive de glucides dits rapides comme les boissons sucrées, les chocolats etc qui est néfaste. En effet, ces sucres seront stockés sous forme de graisse s’ils ne sont pas immédiatement dépensés.

– Les troubles de la prise et du comportement alimentaires : C’est la déstructuration des rythmes des repas, qui caractérisent les modes de vie actuels en Europe, et de manière générale une mauvaise hygiène de vie, incompatible avec une alimentation régulière.

Photo humoristique de Gérard Rancinan démontrant que la « malbouffe » est un phénomène dit destructeur.
« A ses adeptes, ce Christ-là offre une nourriture qui tue. Aux États-Unis, c’est devenu la première cause de mortalité. »
Source de l’image : parismatch.com

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Les facteurs psychologiques, sociaux et culturels jouent aussi aussi un rôle très important sur la prise de poids chez un individu.

Tout d’abord les facteurs psychologiques.

Il n’y pas de profil psychologique « type » de l’obèse, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de trait de caractère ou  encore d’anomalie du psychisme qui prédispose de manière formelle à l’obésité. A l’inverse, la survenue de certains états psychologique comme la dépression ou le stress peuvent influer sur la prise de poids.

En effet, le stress, les angoisses ou la dépression peuvent augmenter l’appétit et par conséquent provoquer une prise de poids chez certaines personnes alors qu’elles peuvent diminuer la sensation de faim chez d’autres.

De nombreuses personnes stressées en permanence mangent ce qui leur fait plaisir et donc  les calme.

Des chercheurs ont montré que le stress est un facteur important d’obésité. En cas de stress, l’hypothalamus qui est la zone du cerveau, produirait une substance qui augmenterait la masse graisseuse.
Par conséquent donc, adopter une alimentation équilibrée est bien entendu fondamental pour perdre du poids.

Mais cependant, avoir une vie moins stressante, apprendre à se détendre et faire du sport sont primordiaux pour que le régime se déroule le mieux possible.

Hors mis le stress et les angoisses, il existe d’autres causes psychologiques.

En effet, ne pas comprendre les raisons de sa prise de poids risque de faire échouer le régime.

Dès l’arrêt de celui-ci, les problèmes psychologiques n’étant pas réglés, l’envie de remanger ce que l’on aime reviendra immédiatement ainsi que les kilos perdus.

Les situations poussant à trop manger sont nombreuses, telles que les colères, les frustrations, l’insatisfaction, la culpabilité, le mal être, les échecs à répétitions qu’ils soient dans la vie professionnelle ou privée.

Par conséquent, il existe des conséquences psychologiques à une prise de poids en dehors donc de l’apparence physique de l’individu.

Les personnes en surpoids, qu’il soit de quelques kilos ou de beaucoup plus (lorsque l’IMC est supérieur à 30), sont insatisfaites de l’image qu’elles renvoient et ne se trouvent pas agréables ou désirables.

Certaines d’entre elles culpabilisent à l’idée de se montrer que ce soit habillé ou en maillot de bain à la plage de peur d’affronter le regard des autres et donc de souffrir de discrimination.

Ce genre de situations concerne plus particulièrement les personnes en fort surpoids, mais malheureusement de plus en plus celles qui n’ont que quelques kilos en trop et donc un IMC normal.

La dictature des médias mettant à la une des mannequins très minces mais aussi retouchées par le logiciel Photoshop participe fortement à cette évolution.

Les couvertures des magazines de mode ont plus tendance à faire des unes comme celle-ci :

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(Source de l’image : paperblog.fr puis modifications grâce au logiciel Photofiltre.)

que comme celle là, on l’on peut voir Beth Ditto, chanteuse du groupe The Gossip, s’assumant totalement nue à la une de ce magazine anglais LOVE :

843094188.jpg

(Source de l’image : thelovemagazine.co.uk)

Poursuivons avec les facteurs sociaux et culturels.

Nous ne pouvons pas affirmer que la pauvreté prédispose à une obésité, mais on observe dans tous les pays occidentaux une relation inverse entre le niveau de revenu et l’obésité.

Il y a un siècle pourtant, l’obésité était plutôt synonyme de richesse ou de prospérité. De nos jours, c’est un peu l’inverse car les gens aisés « prennent soin de leur corps ».

En ce qui concerne le grignotage, il est souvent lié au stress comme vu précédemment, et ce sont les femmes qui sont le plus touchées. Malgré l’impression de ne pas beaucoup manger en grignotant, à la fin de la journée, si l’on additionne tous les grignotages, on arrive à une quantité trop importante de calories, d’où une augmentation du poids.

Sans pour autant dire que ce problème est directement responsable de la propagation de l’obésité, il est certain qu’il a sa part de responsabilité dans de nombreux cas de surpoids.

Ce dérèglement de l’organisme entraîne d’autres troubles du comportement alimentaire. Selon le Dr Zermati, vice-président du Groupe de Recherche sur l’Obésité et le Surpoids (G.R.O.S), il entraîne une perte des sensations et la personne n’est plus guidée par ses propres sensations de faim ou de satiété et n’arrive plus à réguler de manière autonome la prise d’aliment. Les femmes se caractérisant par la présence de quelques bourrelets à la taille sont plus sensibles au stress. Elles sécrètent également davantage de cortisol que les autres femmes qui est une hormone fabriquée par la glande surrénale. Or le cortisol n’est pas n’importe quelle hormone puisqu’elle joue un rôle important dans l’adaptation physiologique de l’organisme au stress et contribue, dans certains affections ou il est produit en excès, a induire un stockage des graisses dans l’abdomen.

Continuons avec la classe sociale qui peut aussi jouer un rôle dans la prise de poids.

En effet, des études scientifiques commencent à voir, depuis 5 à 10 ans, que la fréquence de l‘obésité est plus grande dans les milieux défavorisés.  L’écart entre les catégories socioprofessionnelles s’est fortement accru : l’obésité augmente beaucoup plus vite depuis 1992 chez les agriculteurs ou les ouvriers que chez les cadres et professions intellectuelles supérieures. Contrairement aux femmes, les hommes les plus pauvres ne sont pas les plus corpulents. Parallèlement, de plus en plus de personnes déclarent suivre un régime amaigrissant mais ce ne sont pas les plus touchées par l’obésité, signe que les inégalités en matière d’obésité pourraient continuer à croître.

Enfin, les difficultés sociales comme le chômage ou encore les difficultés familiales comme un décès ou une séparation auront tendance pour l’individu à qui cela arrive, à le faire davatange manger ce qui aura pour conséquence une prise de poids.

Pour finir, il existe des facteurs mineurs qui sont inférieurs à 1% dans la responsabilité de l’obésité.

Il s’agit de la pilule qui pour les femmes et les jeunes filles peut faire pendre du poids si elle est trop dosée, et la cigarette, car en effet lorsque qu’une personne arrête de fumer elle a tendance à se « rattraper » sur la nourriture et donc à prendre du poids.

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Selon des analyses proposées par les économistes qui confirmeraient l’idée que lorsqu’un produit change de prix cela aurai un impact non négligeable sur les comportements de chacun, elles montreraient également les évolutions de récentes variables économiques qui seraient favorable à la prise de poids. En effet, le coût des aliments étant en baisse, le temps de préparation diminuant, le coût de la dépense physique s’accroissant et la valeur du temps augmentant, ces éléments sont propices au développement de l’obésité considéré aujourd’hui comme une épidémie.

Derrière cette évolution de comportements se trouve la puissance des facteurs économiques qui permet de comprendre pourquoi les chances de succès politiques purement informatives seraient faibles. Pour obtenir  un changement de  comportement à long terme il faudrait canaliser les facteurs économiques déterminant les choix alimentaires et l’activité physique à travers des mécanismes incitatifs (qui comme leur nom l’indique incitent dans ce cas précis à la consommation).De tels mécanismes existent mais avant de les examiner, il faut se poser la question de la légitimité de l’intervention et en particulier se poser la question si l’évolution actuelle résulte ou non d’arbitrages délibérés d’une fraction croissante des consommateurs en faveur de leur satisfaction personnelle et immédiate plutôt que de leur santé à long terme.

Pour Cutler au contraire le développement de l’obésité est plus du à une consommation calorique excessive qu’à une baisse de l’activité physique. Bien évidemment pour ces auteurs aussi  l ‘innovation technique joue un rôle moteur dans la consommation .C’est cette innovation qui a permis à la fois la baisse du prix direct des aliments et la diminution du temps nécessaire à la préparation de ceux-ci. Le résultat est une diminution considérable du cout total supporté par les individus pour accéder à des aliments prêts à consommer.

Les conséquences de cette baisse du prix des aliments sont claires :les prises alimentaires se sont multipliées et l’augmentation des calories ingérées est due uniquement aux prises alimentaires en dehors des repas, les quantités consommées au cours des repas n’ayant pas augmenté. C’est le développement d’aliments plus élaborés, et pour finir ce sont les individus qui ont le plus bénéficiés de la baisse du prix complet des aliments qui ont le plus de poids, en particulier les femmes mariées (Cutler ).

L’omniprésence dans l ‘environnement des consommateurs d’un nombre croissant de produits prêts à être consommés affecte de deux manières la consommation: la première est le mécanisme de l’effet prix classique, se traduisant par un accroissement du bien-être des consommateurs. La deuxième prend en compte le degré de contrôle de soi qui explique que tous  les individus ne réagissent pas de manière semblable à cet environnement saturé en aliments. Pour les individus ayant du mal à se controler, la baisse du prix complet des aliments peut entrainer une diminution du bien-être si la consommation excessive s’accompagne d’une prise de poids non désirée.

Face à l’actuelle épidémie d’obésité infantile, la question du rôle de la publicité dans les choix alimentaires des enfants est posée. Un rapport britannique  analyse à partir d’une centaine d’études sur la publicité alimentaire destinée aux enfants, ses effets sur leur savoir, préférences, comportements alimentaires et sur leur santé.

Le spot télévisé – bien qu’en légère décroissance ces dernières années – reste le support le plus utilisé (autres moyens : marketing à l’école, sponsorisation d’événements, Internet, remises sur les prix, etc.). Les aliments vantés ne sont généralement pas ceux recommandés dans le cadre d’une alimentation équilibrée : céréales de petit-déjeuner pré sucrées , boissons sucrées, confiseries, snacks et fast-foods. Les thèmes utilisés sont ceux du jeu, du plaisir ou du goût plutôt que celui de la santé. La publicité télévisée a donc peu d’influence sur les connaissances des enfants en matière d’alimentation équilibrée. En revanche, elle a un impact sur leurs préférences alimentaires, leur comportement d’achat et, dans certaines conditions, leurs consommations.

Un rapport américain de 2006  reprend les conclusions du précédent et émet quelques recommandations afin de promouvoir de plus saines habitudes alimentaires auprès des enfants. Il insiste sur la forte influence des spots télévisés sur les comportements alimentaires des enfants âgés de 2 à 11 ans. Après cet âge, les liens sont moins évidents. De même qu’un rapport de l’OMS, il analyse les moyens de contrôle de la publicité sur les produits alimentaires selon les pays. Deux systèmes peuvent coexister : une régulation institutionnelle sous contrôle de l’Etat et/ou un autocontrôle par les industriels, les publicitaires… (en France : Bureau de vérification de la publicité). Il s’agit alors généralement d’un code de bonnes conduites, auquel adhèrent ou non les industries, et qui a pour but d’éviter la tromperie du consommateur et, chez les enfants, l’utilisation abusive de la crédulité inhérente à leur jeune âge.

Si les systèmes d’ autocontrôle peuvent éviter une publicité trompeuse, abusive ou mettant l’enfant en situation de surconsommation, en revanche, elle ne peut pas éviter la diffusion répétée d’un message publicitaire en lui-même anodin (enfant mangeant deux ou trois biscuits lors d’un goûter) auquel l’enfant peut être exposé tout au long de la journée. Pourtant, les effets néfastes d’une telle publicité ont été mis en évidence.

En effet, l’analyse de l’impact des spots publicitaires télévisés diffusés auprès des enfants jusqu’à 12 ans dans dix pays (Etats-Unis, Australie et huit pays d’Europe), selon leurs durée, fréquence et choix des produits, donne des résultats édifiants. L’alimentaire occupe 38 à 84 % du total des publicités, et celles vantant les produits riches en sucres et/ou en graisses sont fortement et positivement corrélées à un surpoids chez les enfants qui en étaient la cible ! A l’inverse, et plus modestement, plus le nombre de spots pour aliments « sains » augmente, plus le surpoids diminue. Outre le contenu du message publicitaire, c’est aussi et surtout le nombre de diffusions qui doit être contrôlé !

Les études sur le rôle de la publicité dans les choix alimentaires des enfants, bien que peu nombreuses, mettent en évidence son influence indéniable sur leurs comportements.

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