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Archive for the ‘2- I/ L'évolution de l'obésité au cours du temps’ Category

obesity_2001

Ces différentes cartes nous montrent la prévalence (c’est à dire  ici,  le pourcentage de personnes atteintes d’obésité) entre 1985 et 2007 aux Etats-Unis.
Source : Weight.com

1) Le mode de vie Américain

De nos jours lorsqu’on évoque le thème de l’obésité, on pense généralement aux États-Unis en premier. Ce phénomène est dû au fait qu’une grande partie de la population Américaine est en surpoids ou obèse à cause d’un mode de vie malsain. En effet, plus de 60% des Américains sont considérés comme en surpoids et environ 20% de la population considérée obèse. Cependant, le mode de vie Américain, dit « American way of life », n’est pas resté ancré aux Etats-Unis ; Bien au contraire, le mode de vie américain s’est façonné progressivement au fil des années dans le cadre d’une prospérité économique durable ce qui a eu pour effet de créer et de développer une société de consommation de masse. Les produits et les services les plus divers, les automobiles, les matériels électroménagers (télévision, aspirateurs, machines à laver, chaînes Hifi, …), la mode vestimentaire (jeans, costumes), les loisirs (cinéma, voyages, musique) mais également, et surtout, alimentaires (coca, soda, chewing-gums, surgelés, hot dogs) ont été adoptés par des couches de plus en plus importantes de la population, qu’elle soit urbaine ou rurale et ont envahi, et règnent sur la vie quotidienne.

Ce mode de vie américain peut être associé au mot GRAND pour les autres pays. En effet, les américains ont tendances à faire les choses en grand, que ce soit des bâtiments, des voitures ou des portions de nourriture.  « L’American way of life » est aussi associé au grignotage le plus souvent à base de produits sucrés, gras (confiseries, chips,…) et de nombreuses boissons sucrées communément appelées soda. Les fastfoods implantés à chaque coin de rue favorisent de même l’obésité très répandue aux Etats-Unis. Les plats tout faits, à préchauffé, sont des repas très courants chez les familles américaines. Sans oublié le Coca-Cola qui pourrait presque être considérée comme l’eau du pays. C’est en fait un mode de vie très particulier ou l’activité physique est réduite au minimum grâce aux voitures ou aux innombrables taxis et ou la nourriture est plus qu’abondante pour une grosse partie de la population.

2) La propagation de ce mode de vie dans le monde

La  propagation du mode de vie américain est apparue tout d’abord en Europe  après la deuxième guerre mondiale. C’est lorsque l’armée américaine apporta son aide aux français que la curiosité pour cette nouvelle culture s’éveilla.

A la fin de cette guerre de nombreux produits de grande consommation sont apparus en Europe (chewing-gums, Coca-Cola, barre chocolatée etc). Provenant en fait des États-Unis, ils semblent aujourd’hui communs et sont la preuve de l’expansion de  « L’American Way Of Life « .

C’est en effet en parvenant à exporter leurs biens que les Etats-Unis ont répandu leur mode de vie en diffusant une forme de culture de masse. Ces différents produits sont maintenant connus internationalement et sont ancrés dans la civilisation moderne. C’est donc au milieu du XX siècle que le mode de vie américain a débarqué sur les autres continents.

La propagation de ce mode de vie est à l’origine du développement de l’obésité.

L’obésité est une maladie qui prend de plus en plus d’importance dans le monde entier. Seulement elle n’est pas homogène dans tous les pays. Les Etats-Unis sont bien évidement en tête de la liste des pays les plus touchés pas l’obésité. Néanmoins, la France n’est pas bien loin derrière avec une obésité croissante depuis des dizaines d’années. On pourrait alors penser que les pays en voie de développement sont le moins touchés. Cependant, ces pays font de plus en plus face à ce problème d’obésité, certes moins important qu’aux Etats-Unis, mais qui prend de plus en plus d’ampleur.

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Source de l’image : boutiquebaby.unblog.fr

Une récente étude de l’AFPA faites  à l’occasion de la 5ème journée nationale de prévention  et d’information sur l’obésité infantile qu’elle organise, montre qu’en France aujourd’hui un enfant sur cinq est en surcharge pondérale, 3,5% sont obèses et 14,3 % sont en surpoids.

Même si les Etats-Unis sont l’endroit le plus touché par l’obésité infantile, depuis plusieurs années la France a atteint un rythme de progression comparable (5% de personnes obèses en plus par an depuis 1997). Malgré le fait que ces chiffres restent  inférieurs  à ceux des  Etats-Unis cette progression reste néanmoins inquiétante, si rien n’est fait cette progression fera place à un écart minime entre les deux pays d’ici une quinzaine d’années.

Les changements de mode de vie, ces dernières années, expliquent en grande partie l’augmentation de l’obésité chez les enfants.

Une méconnaissance générale de l’alimentation équilibrée, des idées préconçues sur certains aliments et une certaine ‘anarchie alimentaire’ : les repas ne sont pas pris à heures régulières, on « saute » des repas  comme le petit déjeuner, les choix alimentaires sont souvent riches en graisses et ne rassasient pas, les quantités ingérées sont souvent trop importantes. Beaucoup de mamans travaillent tard et il est plus rapide et facile d’acheter un plat préparé que de réaliser soi-même un bon petit repas.

Les fast-food ont aussi une grande part de responsabilité puisqu’ils  fleurissent partout et sont souvent peu chers, alors que le prix des fruits et légumes ne fait qu’augmenter.

De plus, les enfants deviennent de plus en plus sédentaires grâce à la télévision,  aux jeux vidéo, à Internet, et ont souvent tendance à manger devant leurs écrans.

C’est donc notre mode de vie qui est à remettre en cause : une alimentation trop riche en graisse combinée à une manque d’exercice.

Les conséquences sur la santé des enfants sont graves, en effet, les risques cardio-vasculaires à long terme sont multipliés, un risque de diabète et les problèmes liées à l’insuline sont très fréquents. L’enfant en surpoids ou obèse a comme tout le monde le sait, une santé plus fragile et est en moins bonne forme physique. Il est vite essoufflé et ne peut pas jouer aux mêmes jeux que ses copains car il est fatigué.

Les ennuis articulaires (douleurs aux genoux, au dos,…) peuvent rapidement affecter la vie de l’enfant et réduire ses possibilités sportives. D’un point de vue esthétique, la peau se détend trop vite et perd de son élasticité, ce qui provoque des vergetures, élément d’autant plus redouté chez les filles.

Mais l’obésité a aussi des conséquences psychologiques puisque l’enfant souffre socialement.

En effet, les moqueries sont fréquentes, il est mal dans sa peau, il est critiqué pour son poids à l’école, avec ses amis ou au sein de la famille. Il est souvent rendu responsable de son poids excessif. Il a tendance à se renfermer sur lui-même, surtout quand arrive l’âge de l’adolescence, et les premières amours. Fait que l’on retrouve dans le grand trois, dans la partie « Les conséquences de l’obésité sur la société française ».

Pour finir, ‘une récente étude d’Ipsos santé montre que trois quarts des adolescents pensent avoir une alimentation variée et équilibrée, mais lorsqu’on les interroge sur ce qui est le plus important dans la sélection de leur repas , seulement 10% d’eux citent l’équilibre alimentaire ce qui montre que la jeunesse ne se sent pas concernée par le fléau de l’obésité.


Ce document présente le pourcentage de surpoids et celui d’obésité des enfants âgés de 5 à 6 ans dans les régions Française . On peut alors constater que la région Centre compte très peu d’obèses et de personnes en surpoids (3,4 % et 13,1 %) contrairement à la Corse qui à un taux de surpoids environ deux fois plus élevés (22,2 %)

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Dérision face à la croissance de l’obésité.
Source de l’image : 2locationgitestrasbourg.blogspot.com

La population française continue de grossir à un rythme effrayant d’environ 5% par an.

En France, la corpulence des femmes comme des hommes a fortement augmenté depuis 1981, avec une accélération depuis les années 1990. En effet si l’on prend l’exemple des enfants, en 1980 un enfant sur vingt était en surpoids contre un sur six actuellement.

Cette évolution concerne aussi bien les jeunes que les plus âgés. Toutefois ce processus n’a pas touché également tous les groupes sociaux.

En effet, les cadres sont stables depuis 1995, les employés hommes et les professions intermédiaires sont stables depuis 2001 ; en revanche, les ouvriers sont en augmentation constante depuis 1995.

De même, l’écart entre les catégories socioprofessionnelles s’est fortement accru : l’obésité augmente beaucoup plus vite depuis 1992 chez les agriculteurs ou les ouvriers que chez les cadres et professions intellectuelles supérieures.

Les différences géographiques se sont renforcées entre le Nord et l’Est, où la prévalence de l’obésité est la plus forte, et l’Île-de-France et la zone méditerranéenne, où elle est la plus faible. Contrairement aux femmes, les hommes les plus pauvres ne sont pas les plus corpulents. Parallèlement, de plus en plus de personnes déclarent suivre un régime amaigrissant mais ce ne sont pas les plus touchées par l’obésité, signe que les inégalités en matière d’obésité pourraient continuer à croitre .

Depuis 1997, des enquêtes ObEpi ont lieu tous les trois ans.

Le graphique ci-dessus montre la nette évolution de l’obésité et ces chiffres ne cessent d’augmenter au fil des années.

L’ObEpi montrait en 1997 que la prévalence de l’obésité était de 8.2%. L’obésité massive (appelée également obésité morbide) dont les conséquences pour la santé sont les plus graves, étaient de 0,3%.

En 2003, la prévalence de l’obésité était passée à 11,3% alors que l’obésité massive était passée à 0.6%. La population avait donc pris 1,7kg en 6 ans.

En 2006, il révélait une prévalence de 12,4% avec, entre 2003 et 2006, une tendance au ralentissement de la prévalence de l’obésité. 5,9 millions de français auraient été obèses en 2006. L’obésité massive touchait alors 0.8% de la population. Cependant, on peut constater une atténuation de cet accroissement. En effet, la progression de l’obésité était de 17% entre 1997 et 2003 alors qu’elle était passée à 9,7% depuis 2003.

Pour l’année 2020, le constat est plutôt négatif puisque le pourcentage de personnes touchées par l’obésité dans dix ans pourrait atteindre 19%, si rien ne change dans nos comportements alimentaires et sportifs.

En effet  la progression de la technologie limitant de plus en plus les déplacements  et la malbouffe se répandant rapidement  l’obésité va atteindre de plus en plus de personnes. La sédentarité est, comme nous le verrons, un facteur aggravant de cette obésité.

Les services de livraisons et Internet limitent eux aussi les déplacements et aujourd’hui grâce à ces « services » n’importe qui peut vivre sans sortir de chez soi !

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